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Je ne regrette rien Ni le bien qu'on m'a fait Ni le mal tout ca m'est bien egal! Balayes les amours Et tous leurs tremolos Balayes pour toujours Je repars a zero ... Avec mes souvenirs J'ai allume le feu Mes chagrins, mes plaisirs Je n'ai plus besoin d'eux!

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Ni le bien, qu'on m'a fait Ni le mal, tout ca m'est bien egal!

Car ma vie, car mes joies Aujourd'hui, ca commence avec toi!

Sans doute que non, malgré le pass-photo dont il me crédite ce soir afin d'immortaliser mes retrouvailles avec ce qui est et reste le seul groupe punk-rock que j'ai pu aduler.

The RAMONES : même The Clash et The Sex-Pistols leur mangeaient dans la main.

The RAMONES : la référence absolue d'un autre temps, d'une autre ère - révolue - mais qu'ils ont inventée en 1974 : l'ère punk-rock...

Les quatre RAMONES se séparent en 1996, et trois d'entre-eux (les fondateurs) décèdent début de la décennie suivante : Joey, Dee Dee et Johnny laissent dès lors Marky gérer seul aujourd'hui l'héritage et les royalties des RAMONES.

Histoire d'assurer la pérennité de la légende new-yorkaise, Marky forme alors son propre groupe, le MARKY RAMONE's BLITZKRIEG, qui reprend sur scène l'intégrale des morceaux du clan du même nom. Les morceaux s'enchaînent à la vitesse de l'éclair, sans une seule seconde de répit entre deux si ce n'est l'intemporel "One-two-three-four ! Et le cheval fou de poursuivre son galop en nous balançant un best of the best of The RAMONES qui balaye toute la discographie du band.

L'injonction donnée par le biais d'un carton posé à-même la table de mixage et qui spécifie "Maximum 105 décibels" a-t-elle ou non été respectée ? Elle l'a certainement été lorsque Michale Graves (vocals) gratifie l'audience d'une salutaire pause semi-acoustique en s'installant en solo sur un tabouret, gratte à la main. Ce cheveu dans la soupe passé, le band au complet le rejoint sur les planches pour poursuivre le show par un second set toujours aussi énergique mais, dira-t-on, peut-être un peu moins brouillon.

Le frontman, transfuge de The MISFITS, nous offre alors un peu de douceur et de calme en nous balançant quelques arrangements de son groupe originel (... M'enfin, comme le caractère léché et poli n'a jamais été la marque de fabrique des RAMONES, on ne va quand même pas se la jouer pète-culs ce soir...

Regrettons que, comme à sa triste habitude au Duché qui n'a de Grand que son nom, le public (pourtant transfrontalier) a été en-dessous de tout.

En plus d'être déplorable en qualité comme à l'accoutumée, il a en outre été ce soir minable en quantité.